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vendredi 24 octobre 2008

Le dernier tour de passe-passe de Flosse

Inépuisable, Gaston Flosse épuise aussi toutes les possibilités offertes à lui pour –encore- tenter de se tirer d’affaire. Trois juridictions, la Chambre territoriale des comptes, la Cour des comptes et enfin le Conseil d’Etat, pas plus tard que mercredi, sont allés dans le même sens, le déclarant « gestionnaire de faits ». En gros, le bon vieux sénateur avaient multiplié les contrats cabinets pour tenir tout son monde durant son règne à la tête de la Polynésie. Ne pouvant décemment pas faire croire que tous ces collaborateurs travaillaient auprès de lui, il les détachait auprès de communes. Du moins sur le papier.
Quatre ans et même sept ans après certains premiers versements de salaire à la vingtaine de mise en cause, Flosse, enfin son avocat, a trouvé une parade : faire déclarer ces mises à dispositions « d’utilité publique ». C’est possible ! Ben voyons...
Sauf que cette utilité publique, c’est l’assemblée locale qui la décide. Une assemblée qui reste toujours opposée à Flosse, à une voix près. Et puis, c’est son nouveau copain, Oscar Temaru qui est bien dans la merde. Aller dans le sens de Flosse, c’est renier la lutte d’une vie contre les magouilles, aller contre Flosse, c’est froisser son nouveau pote...
On devrait savoir jeudi prochain si l’utilité publique est déclarée. Sans quoi, la vingtaine de bénéficiaires devra rembourser 231 millions de Fcfp (près de 2 millions d’Euros) au total. Et Flosse se retrouvera le bec dans l’eau !

mardi 21 octobre 2008

Très plat (VSM#84)

Plat. Carrément plat...

Plat

Calme plat, morne plaine, lagon même pas irisé par un brin de maramuu, appelez cela comme vous le voudrez, mais l’actu politico-politique en Polynésie affiche un encéphalogramme plat depuis près de dix jours.

Rassurant ? Pas sûr !

Tong Sang en visite d’une semaine chez nos voisins calédoniens, Temaru en vacances en Nouvelle-Zélande, Flosse qui est allé faire un tour chez la belle famille de sa compagne aux Marquises le week-end dernier, il ne reste que les seconds couteaux à Tahiti.
Même un recours devant le Conseil constitutionnel (une spécialité locale avec le Conseil d’Etat) contre l’élection de Flosse et de son « petit fils » au Sénat le mois dernier fait à peine bouger le microcosme. Faut dire que la requête de Tong Sang et Béatrice Vernaudon, les deux candidats de la majorité battus par le duo de l’opposition, n’a que peu de chance d’aboutir selon les spécialistes du Dalloz et de la jurisprudence, constante ou pas.

Alors, inquiétant ? Oui, obligatoirement !

La Polynésie n’aime pas le vide. Après le calme, la tempête. Plus on avance, plus on se rapproche de la crise suivante... D’autres encore ?

OK, OK, j’arrête avec les platitudes... Moi aussi je suis comme l’actu : à plat !

dimanche 12 octobre 2008

Back in the business


Me voilà à nouveau doté de tous mes membres en état de marche quasi-normale. Donc de retour pour vous laisser mes réflexions sur l’actu.

Pendant mon silence, le surf a vu un Kelly Slater s’emparer de son neuvième titre de champion du monde comme annoncé. Une série débutée en 1992 alors que le surf était un autre sport. Et c’est là que réside toute la force du King Kelly : il a évolué au même rythme que son sport, le devançant souvent même.
Le petit Michel Bourez, notre meilleur surfeur tahitien, devrait le rejoindre sur le circuit du top 45 mondial l’an prochain s’il reste calé dans le peloton de tête du WQS, la D2 du surf mondial. Une première depuis 20 ans pour un surfeur polynésien !

Durant mon absence, le HAC, mon HAC, a dégringolé jusqu’à la dernière place de la Ligue 1. Je savais, les havrais le savaient, ce retour parmi l’élite s’annonçait très délicat. Pourtant, l’équipe est animée de la volonté de proposer du football et non du béton, le coach pense que c’est en produisant du jeu que les résultats vont venir. Sauf qu’avec une victoire, un nul et six défaites, la dernière face au Mans (1-2) alors que le HAC menait encore à la fin du temps réglementaire, cela fait peu et installe le doute, comme cette 20e place. Doit-on changer de philosophie, quitte à se foutre du public, du sport, pour maintenir sa tête en L1 ? Visiblement coach Nobilo se pose la question... La qualité doit finir par payer ! RDV samedi à Sochaux pour, déjà, un match de la muerte.

Tahiti les Bains, son instabilité, sa classe politique déconnectée de la réalité, n’est pas resté inactif. Flosse n’en démord pas : il veut et voudra jusqu’au bout reprendre la direction des opérations et avoir la main sur la money. Il échafaude des plans chaque semaine, tente les plus hallucinantes manœuvres de séduction... Sauf qu’il n’est plus seul et doit compter sur Oscar Temaru pour retrouver une majorité. Et ce dernier n’a pas envie, mais alors pas du tout, de remettre le sénateur au pouvoir en dépit des sourires de façade. La guerre qui les a opposé pendant 30 ans ne s’effacera jamais !
Alors pendant la dernière visite d’Yves Jégo le ministre de l’outre-mer, à l’occasion des commémorations des 30 ans de la disparition de Jacques Brel, qui repose sur l’île de Hiva Oa, dans l’archipel des Marquises, à plus de 1 000 km de Tahiti, une nouvelle tentative de renversement s’est déroulée à Papeete, par Jean-Christophe Bouissou, normalement allié de Tong Sang. Mais Bouissou s’est retrouvé le bec dans l’eau et comme un couillon après l’échec de son putsch, retournant la queue entre les jambes dans l’actuelle majorité...

Tiens, au fait, lors de ces commémorations de Brel aux Marquises, PPDA, PPD ou Poivre comme vous le voulez, se trouvait au premier rang avec l’ex femme du chanteur et le ministre. Parait même que ce serait le GIE Tahiti Tourisme, censé faire venir des visiteurs en Polynésie, qui aurait pris en charge son voyage pour qu’il relate l’événement. Au GIE, ils ne doivent pas savoir que le présentateur du 20 heures de TF1 se nomme désormais Laurence Ferrari...

Enfin, pour ce retour, je ne pouvais passer sous silence le feuilleton Bleus, enfin surtout Domenech. Vous connaissez mon opinion : il fallait le virer après l’Euro raté par sa faute, maintenant on ne change pas le sélectionneur une fois embarqué dans la course aux qualifs.
Il fait toujours des conneries (on a une charnière entre un mec remplaçant en club, Boumsong, et un latéral qui n’est plus assez bon pour occuper ce poste en Bleu, Abidal) mais il a réussit son coup avec Gourcuff depuis deux matchs. Et ce but !!! Cela me rappelait à la fin des années 70 la séquence des buts étrangers à Stade 2. Tu voyais une demi douzaine de buts allemands et anglais venus d’ailleurs chaque semaine (C’était avant Canal, le satellite, le câble et la TNT, notre seule lucarne sur le foot étranger, eh oui, les jeunes !).
Bref, avec Gourcuff, Ribéry, Henry, Benzema, plus Ben Arfa, Nasri ou Anelka, on est armés devant. Sauf que l’on reste orphelins du quintet de derrière version 98 : Barthez, Lizarazu, Blanc, Desailly, Thuram. Et Domenech ou un autre n’y pourra rien changer !

dimanche 21 septembre 2008

Flosse fait un d... à tout le monde !

Inoxydable ? Indestructible ? Hypnotiseur ? On se perd dans les qualificatifs au sujet du vieux lion.
En attendant, il vient de faire un d... à l’UMP (« Bien fait pour leur gueule » a-t-il lâché après sa réélection), à Sarkozy et à la moitié de la Polynésie qui pensait célébrer sa mort politique ce dimanche.
En conservant, dès le 1er tour son siège de sénateur, en emmenant dans son sillage l’indépendantiste quasi-inconnu Richard Tuheiava, qu’Oscar Temaru lui avait mis dans les pattes, Flosse fait la nique à tout le monde.
Belle santé à 77 ans !

jeudi 18 septembre 2008

Flosse perd les pédales...

Le vieux lion sent-il la fin de son histoire ?
Cela y ressemble vraiment si l’on se réfère à ses déclarations dans la dernière ligne droite de cette campagne des sénatoriales, dont l’élection aura lieu ce dimanche.
Mercredi soir, lors d’un débat sur RFO face à Tong Sang, Flosse a complètement pêté un câble, lâchant n’importe quoi.
D’abord, reprochant à Tong Sang de faire campagne avec les moyens du Pays (ce qui n’est pas faux, du moins de jouer de sa position de président), Flosse a indiqué qu’en 1998, lors de la précédente course vers le sénat qui l’avait vu se faire élire, il n’était « pas président de la Polynésie ». Tous les manuels d’histoire -et même wikipédia- indiquent pourtant que Flosse a présidé la Polynésie de 1984 à 1987 puis de 1991 jusqu’au fameux 23 mai 2004.
Alzheimer ? Négation de l’histoire ?
Même à 77 ans, on va pencher pour la seconde version. Car le vieux lion, qui se targue d’avoir fonder le RPR et revendique son appartenance gaulliste depuis 1958, n’écarte pas l’idée de siéger chez... les socialistes s’il conserve son mandat de sénateur !
Pathétique fin de parcours...

jeudi 11 septembre 2008

Et pendant ce temps-là, à Vera Cruz sur lagon… #9

Parler politique... Pfff !!!!
L’exercice n’a rien de valorisant pour la Polynésie. Encore plus ces dernières semaines !
L’approche des sénatoriales (le 21), avec un deuxième siège désormais dévolu à la Polynésie, la majorité qui tient toujours à un siège, et le gâteau qu’il convient de se partager avant qu’il ne soit servi à la population... tout cela aiguise les mêmes appétits.
Alors, Flosse et son petit-fils par l’âge (l’avocat Richard Tuheiava), que Temaru lui a mis dans les pattes pour former le ticket commun Tahoeraa-Tavini, tentent de bourrer le mou des 697 grands électeurs. Flosse a avalé son dentier en apprenant que l’UMP filait son investiture à Tong Sang et Béatrice Vernaudon, les candidats de la majorité locale.
Une majorité sous la menace d’un Emile Vernaudon qui s’agite dans tous les sens, fait planer tout et son contraire, pour obtenir de Tong Sang de biens mystérieux avantages... Pour l'instant, Tong Sang, par on ne sait quelle méthode, parvient à enfumer le shérif !
Enfin, on va bientôt rigoler avec Jégo, le ministre de l’outremer, qui revient dans un mois pour les 30 ans de la mort de Jacques Brel (enterré aux Marquises).
« Gémir n’est pas de mise aux Marquises » chantait l’artiste. Sauf, qu’après les résultats des sénatoriales, certains pourraient bien gémir lors de la visite ministérielle...

mardi 2 septembre 2008

Raisons de mon absence - The Final

Certains furent tout chaud, comme une baraque à frites du Sensass à Bollaeeeerrrt, tout proche de la solution.
On peut même concéder que High Glandeur se trouvait tout prêt. Sauf qu'il avait omis le premier indice !

Alors oui, je me suis cassé le poignet en glissant dans un escalier après avoir chanté à tue tête la Marseillaise en l'honneur des français champions olympiques de handball.

60 jours d'arrêt, 45 jours avec la tringlerie dans le bras, pas internet à la maison, un doigt pour taper sur le clavier et donc mes collègues transformés en ambulanciers pour transporter Papy...

Voilà le résultat :


dimanche 31 août 2008

Raisons de mon absence - indice #3

Certains brûlent, à l'image de la passion qui anime Gaston 1er à l'idée de faire le bonheur de la population en revenant sur son trône... D'autres sont froids-congelés tels des ice-creams Tip-Top... Alors, voilà le 3e et ultime indice. En vous rappelant que les trois sont liés !!!

vendredi 29 août 2008

Raisons de mon absence - indice #2

Visiblement, le premier indice vous laisse de marbre... Muets comme des carpes, en dehors de High Glandeur.
Voici le deuxième indice :

jeudi 28 août 2008

Raisons de mon absence - indice #1

Vous avez été très nombreux à vous inquiéter de mon silence depuis une semaine alors que l'actualité se prêtait à une multitude de commentaires. Alors, pourquoi étais-je absent ?
Le vainqueur de ce grand concours, celui qui trouvera le motif en premier donc, se verra récompensé d'un superbe lot, bien évidemment !

Alors voici le premier indice :


samedi 16 août 2008

Et pendant ce temps-là, à Vera Cruz sur lagon… #8







Cela vous manquait, je le sais par les nombreux messages reçus me demandant des nouvelles politiques du fenua...

> Alors, commençons par le ticket des sénatoriales (élections le 21 septembre pour les deux sièges de Polynésie) entre les nouveaux grands amis de 1 an, après 30 ans de meilleurs ennemis, Flosse et Temaru.
Le premier, forcément, brigue un nouveau mandat de sénateur. Pour l’immunité, le financement et les avantages. Le second s’en fout comme de l’an 40. Ce qui l’intéresse, c’est d’assécher complètement le Tahoeraa. Alors, au lieu de former le ticket avec Flosse, Temaru lui a balancé dans les jambes un gamin quasi inconnu des grands électeurs, un avocat de 34 ans, Richard Tuheiava, à droite.
34 ans... Flosse, du haut de ses 77 ans, pourrait être son grand père. Et puis, l’avocat a déjà prévenu qu’il se ferait le porte-parole de la revendication indépendantiste au Sénat en cas d’élection. Flosse, a avalé sa salive, son orgueil, mis son mouchoir par-dessus, et doit faire avec. Conscient que si Temaru voulait plomber sa réélection, il ne s’y serait pas pris autrement.

> Dans le camp d’en face, chez Tong Sang, une demi-douzaine de candidats sont sur la ligne de départ. Du coup, Tong Sang a reculé l’échéance de la désignation des deux. C’est qu’il avait un collectif budgétaire à faire passer à l’assemblée locale, histoire d’imprimer un peu sa patte après quatre mois de gouvernance. Il était temps !
Le duo Flosse-Temaru est parvenu à faire durer l’examen de ce collectif pendant plus de deux semaines (pour l’adoption du budget primitif 2009, ils vont y passer deux mois à ce rythme), histoire de tendre la majorité au maximum... Le collectif adopté jeudi soir, on attend désormais les déchirements dans le camp Tong Sang avec les deux désignations...

> Pendant ce temps, Emile Vernaudon, le maire réélu depuis sa prison, libre depuis, n’en fini pas d’accumuler les tuiles. Au sujet du financement de sa campagne des municipales, les comptes viennent d’être rejetés par la commission nationale. Comble de malheur pour le brave shérif, il risque une peine... d’inéligibilité. Une peine déjà suspendue au-dessus de sa tête (un an) dans une autre affaire , pour laquelle il est en cassation...

> A part ça, rien à Tahiti-les-Bains !

mardi 12 août 2008

Délires ambiants

Je renonce à vous lister les dernières turpitudes locales. Attendons d'y voir un peu plus clair.
Pour patienter, voici un
blog de dérision, iconcoclaste, sur la société polynésienne, qui cette fois se moque de l’égérie de Gaston Flosse. Forcément, cela fait sourire même si pour les non spécialistes de l'actu polynésienne, les sous-entendus risquent d'être insaisissables...
La parodie c'est ici. La VO, là...

vendredi 11 juillet 2008

Flosse veut envoyer Temaru au Sénat

Flosse veut être sénateur avec Temaru !

En métropole ou à West Hollywood (si, si j’ai des internautes de cette localité qui daignent visiter ce blog), cela vous en touche une sans faire bouger l’autre. Un duo de candidats comme un autre, quoi…

Sauf que les deux s’insultaient à qui mieux-mieux voilà encore un peu plus d’un an, cela durait depuis trois décennies, se menaçant de se combattre l’un, l’autre « jusqu’à mon dernier souffle ». Mais la fin justifiant les moyens, Flosse n’ayant pas trouvé d’autres moyens d’espérer reprendre le pouvoir un jour, il a ravalé sa haine, ses ressentiments, pour « faire la paix ».

Temaru, pas né de la dernière pluie, et se heurtant au vieux (77 ans) depuis si longtemps pour s’en méfier à l’extrême, l’utilise depuis comme marche pied.

D’abord pour occuper la présidence de la Polynésie de septembre à février dernier, puis pour avoir son soutien en vue d’obtenir de la France des « Accords de Tahiti Nui » (le grand Tahiti, la Polynésie française, quoi), accords calqués sur ceux dont bénéficie la Nouvelle-Calédonie avec, à terme, un référendum d’autodétermination sur le maintien ou non au sein de la République.

Enfin, la dernière demande tient dans la volonté de réinscription de la Polynésie française sur la liste de l’Onu des territoires à décoloniser. Temaru pousse, Flosse doit suivre pour retrouver le pouvoir. Ou le garder.

Car, sans le soutien de Temaru et des siens, le vieux lion perdra son siège de sénateur en septembre prochain, lui-même le reconnaît.

La fin de quasiment trente années de mandat parlementaire (assemblée nationale, parlement européen et sénat pour finir avec un petit secrétariat d’Etat pendant la cohabitation Chirac-Mitterrand en 86-88).

La fin des avantages financiers qui vont avec.

La fin de l’immunité entrouvrant ainsi la porte à la justice qui fait le pied de grue depuis quelques mois après une apathie de plusieurs décennies. Flosse n’a donc pas le choix : offrir un mandat de sénateur à Temaru. Avec lui.

L’indépendantiste n’a pas encore fait connaître son choix. Surtout que l’élection au Palais du Luxembourg l’obligerait à quitter l’un de ses mandats en raison de la loi anti-cumul. Quitter le siège de maire de Faa’a ? Impensable tant la commune la plus peuplée de Polynésie constitue son symbole, en bien comme en mal, depuis 1982 et son premier mandat. Quitter la présidence de l’assemblée locale ? Le boulot est assez tranquille, super bien payé, et permet d’embaucher une ribambelle de collaborateurs, eux aussi grassement rémunérés. Sacré dilemme…

Mais porter la voix de l’indépendance au sein du Parlement, dans un des symboles de la République, cela ne devrait pas déplaire à Temaru. En plus lorsque c’est son meilleur ennemi qui lui offre…

mercredi 9 juillet 2008

Heiva i Tahiti

Juillet = Heiva à Tahiti.

Depuis mardi soir, le Heiva a annexé la scène médiatique polynésienne. Le ministère des « festivités » nous annonce même que ce cru 2008 serait le 126e du nom. En fait, jusque dans les années 60 ou 70, ces animations se nommaient Tiurai, « juillet » en tahitien. Alors pour ceux n’ayant pas eu le bonheur de connaître ces moments, que se cache donc derrière ces fêtes de juillet ?
Au départ, ce rendez-vous annuel constituait en un concours de chants et de danses. Se sont agrégés au fil des ans, de nombreuses courses de va’a, la pirogue polynésienne. Et depuis quelques années, des compétitions de « sports traditionnels » : une course de pirogues à voile, le grimper au cocotier, le lancer de javelot sur un coco en haut d’un mat, le soulever de pierre ou la course des porteurs de fruits…, sont venues se superposer au programme.
Néanmoins, l’événement phare restait le concours de chants et de danses. Avec des crus variables en terme de qualité et de quantité de groupes présents. Cette année, le fond semble être touché avec seulement une demi-douzaine de groupes inscrits, et l’absence de têtes d’affiche pour diverses raisons.
C’est que les décisions du jury déclenchent immanquablement chaque année des polémiques à n’en plus finir, vexant certains chefs de groupe qui, en représailles l’année suivante, boudent. Avant de revenir ensuite quelques temps plus tard…

Tout le charme polynésien étant résumé dans ce rendez-vous et ce qui l’entoure !

lundi 7 juillet 2008

Domenech et Flosse, même combat ?

La nouvelle a complètement été étouffée par le maelstrom Betancourt la semaine passée. N’empêche que dans un mois et demi, au moment du match amical de reprise le 20 août en Suède, Raymundo Domenech va revenir sur le devant de la scène. Eh oui, en dépit de bourdes, de fautes et d’erreurs, la Fédé a décidé de lui fournir une nouvelle chance aux commandes des Bleus.

Sacrément drôle de décision alors que Libé nous apprend que la FFF cherche à changer l’image de l’équipe de France, ayant lancé un appel d’offres auprès de cabinets de com’.

En terme d’image, la première décision, le tout début du commencement d’une opération reconquête du public, de la Fédé tenait dans un nouveau casting à la tête des Bleus. Deschamps ou Blanc, peu importait. La nouveauté, l’image de champion du monde et la compétence suffisaient.

Or, Raymundo, que j’ai porté aux nues, s’est totalement grillé lors de l’Euro. Au-delà du résultat, ne pas passer le tour préliminaire n’est pas rédhibitoire, la manière et l’ampleur de ses fautes, si. Ce qui devaient pousser la Fédé à mettre un terme à son bail de sélectionneur. Sans parler de sa demande de convolage...

Tout faux en terme d’image. Au point de vue sportif, l’avenir nous apportera quelques éléments de réponse.

J’y trouve d’étranges similitudes avec une situation polynésienne. En politique cette fois. Tout le monde s’accorde à dire que Flosse constitue un frein à l’avenir du Pays et à son parti, le Tahoeraa. La population l’a compris, ne lui accordant qu’à peine 20% des voix lors des territoriales de février, les membres de son parti, aussi. Sauf qu’aucun d’eux n’a le courage de le mettre dehors.

Comme Domenech…

dimanche 6 juillet 2008

Et pendant ce temps-là, à Vera Cruz sur lagon… #7

Drôle de semaine encore à Tahiti-les-Bains…

> Dimanche dernier, le 29 juin, était jour férié pour cause de "Fête de l’Autonomie", date instaurée par Flosse en 1985. La fête de l’attachement de la Polynésie à la France. Eh ben, cette année, vu que Flosse fait ami-ami avec son ancien ennemi de 30 ans, l’indépendantiste Oscar Temaru, le sénateur s’est fendu d’un grand écart facial. Pas mal à 77 ans depuis quinze jours !
Après avoir assisté à la cérémonie de la Fête de l’Autonomie à Papeete avec Tong Sang et la majorité, Flosse s’est rendu à Faa’a, la commune dirigée par Temaru depuis 25 ans pour célébrer une « contre-fête de l’Autonomie ». La cérémonie qu’organise Temaru tous les ans pour saluer la mémoire des tahitiens morts en 1844 en s’opposant aux Français et « pour manifester notre désapprobation de la date de célébration de la fête de l’autonomie qui correspond à la date de l’annexion de notre pays par la France (29 Juin 1880) ».

> Quoi d’autres ? Ah oui, la coalition Flosse-Temaru qui forme une requête devant le tribunal administratif local, se fait ramasser uniquement pour une question de forme et ne réattaque pas alors que le commissaire du gouvernement du Trib (l’avocat général en fait) leur donnait raison. Bizarre, non ?
En fait, les têtes pensantes de l’UDSP, nom de leur groupe à l’assemblée locale, se sont rendues compte au final que l’erreur du haussariat (la préfecture locale) lors de la détermination des grands électeurs pour les sénatoriales de septembre prochain, décision qu’ils attaquaient, les avantageait in fine. Le corps électoral contiendrait 80 électeurs de trop, mais qui seraient acquis au duo Flosse-Temaru.
Ces derniers devraient même se présenter ensemble, car désormais ce sont deux sièges de sénateurs dont va bénéficier la Polynésie. Il faut bien cela pour défendre les intérêts de 260 000 habitants !

> Autre bizarrerie de l’actu, Radio Maohi, radio associative à la gloire du Tahoeraa, le parti de Flosse, qui fonctionnaient sur des financements de la commune qu’il a dirigé pendant 40 ans, Pirae, se fait mettre à la porte et couper les vivres. Faut dire que la radio cassait à tout va la nouvelle équipe dirigeante de la commune. Cela n’empêche pas les leaders du Tahoeraa de crier à la liberté d’expression bafouée. Bah oui, payer une radio associative et lui prêter des locaux pour se faire mettre sous terre à longueur de journée sur ses ondes, c’est que faisait Flosse sûrement !

> Samedi soir, un nouveau haut-commissaire, le représentant de l’Etat en Polynésie, a débarqué. Ouh là, pas franchement marrant, marrant l’énarque de service ! Forcément, les groupes de danses et les langoureuses vahine étaient de sortie, remuant du popotin. Mais le garçon a conservé tout son devoir de réserve, contrairement à toutes les personnalités qui débarquent à Tahiti, pour ne pas répondre à l’invitation à la danse. Je sens qu’avec lui, cela va être coton…

> A part ça rien à Tahiti-les-Bains !

lundi 23 juin 2008

Classique (VSM#71)

Rien de rare aujourd’hui, « le chat est maigre », dans l’actu polynésienne. Pas plus envie de m’épancher sur les news planétaires. Ah si, Gérard Holtz annonce une seconde fois son départ de Stade 2. Sacré Gégé…

Donc, je vous propose un classique : Moorea de mon balcon !

samedi 21 juin 2008

Et pendant ce temps-là, à Vera Cruz sur lagon… #6














Le calme qui prévalait depuis dix jours en Polynésie cachait en fait un nouvel épisode de la série « Délires ambiants »…

Encore une fois, notre Emile Vernaudon (à gauche), le shérif, dont je vous ai déjà parlé et et encore , nous refait des siennes.

Enfin, ce n’est pas vraiment de sa "faute", c’est Gaston Tong Sang (à droite), le président de la Polynésie, qui vient de le nommer à la présidence du conseil d’administration d’une société détenue majoritairement par le Pays, la TEP, dont la mission réside dans le transport de l’électricité en Polynésie. Une belle planque, avec une petite dizaine d’employés, mais des salaires très confortables pour le président du CA (on parle de 700 000 Fcfp, 5 900 euros, et un véhicule) et surtout le DG (2,3 millions de Fcfp, plus de 19 000 euros et par mois…). Le financement de cette structure, dont l’utilité semble peu établie, est assuré par une redevance au Kw/h payée par les consommateurs.

Donc, placer le Emile, condamné définitivement en 2006 pour prise illégale d’intérêts ; qui s’est pourvu en cassation dans une autre histoire où il a été condamné en appel, pour prise illégale d’intérêts encore, à un an d’inéligibilité ; qui est mis en examen dans deux dossiers, l’un pour détournements de fonds publics, prise illégale d'intérêts et vol et l’autre pour subornation de témoins, faux et usage de faux ; le placer donc à la tête d’un établissement public, c’est la « nouvelle ère » annoncée par Tong Sang…

Ca se passe comme ça en Polynésie !

vendredi 20 juin 2008

La Polynésie à Paris !!!

C’est rare. Donc meilleur…

En cette fin de semaine, j’avais envie de m’élever un peu et de vous parler d’arts. Et par le plus curieux des hasards, le Musée du quai Branly propose une expo intitulé « Polynésie - Arts et divinités, 1760-1860 » jusqu’au 14 septembre.

Détail, le terme « Polynésie » désigne les terres du triangle du même nom entre la Nouvelle-Zélande à l’Est, Hawaii au Nord et l’Ile de Pâques à l’Est. Ce qui est désigné sous le terme « Polynésie française » depuis 50 ans, se situant au milieu de ce triangle.

Selon le press book, cette expo est la « plus complète jamais réalisée sur l’art polynésien. Images divines étonnantes, imposantes sculptures de bois et de pierre, ornements d’ivoires, parures de plumes, étoffes végétales… cette exposition exceptionnelle rassemble pour la première fois 250 pièces rares des XVIIIe et XIXe siècles provenant des collections de grands musées européens. Elle invite les visiteurs à explorer les îles du Pacifique en se concentrant particulièrement sur la période cruciale de 1760 à 1860 au moment des premiers contacts avec les voyageurs européens, explorateurs, missionnaires, colons ou négociants ».

Le guide est .

Parisiens, et métropolitains de passage qui vous y rendez, ayez une pensée pour moi !